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La greffe à partir d’un donneur vivant Enregistrer au format PDF
lundi 25 juin 2007
par legaulois
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La greffe à partir d’un donneur vivant : Le parcours médical du donneur


Un bilan médical

Certaines situations rendent le don impossible. Parmi les plus fréquentes, on trouve l’hypertension artérielle grave et certaines anomalies rénales et maladies transmissibles.

Il est difficile de définir un âge limite au-delà duquel on ne peut plus être donneur.

La greffe est le plus souvent réalisée lorque les groupes sanguins ABO du donneur et du receveur sont compatibles et en l’absence de positivité du test du cross-match.

Un bilan médical vise à s’assurer de l’absence de risque pour le donneur et pour le receveur. Ceci justifie que soient réalisés de nombreux examens cliniques, radiologiques, biologiques et psychologiques, dont certains sont adaptés à chaque cas. Ce bilan peut nécessiter une courte hospitalisation.

Pour le donneur, ces examens sont contraingants, notamment en terme d’organisation quotidienne, et peuvent être source d’inquiétude. Il doit donc s’y préparer.

L’évaluation médicale a pour objectifs :
- de déterminier le groupe sanguin et le groupe HLA et d’effectuer des tests de compatibilité (cross-match)
- de vérifier le bon état de santé de donneur, notamment s’il peut subir sans risque particulier une anesthésie générale et une intervention chirurgicale
- de réaliser une évaluation précise de l’anatomie et de la fonction du rein
- de réaliser les tests de dépistage des maladies transmissibles en application de la règelmentation en vigueur
- d’apprécier l’état psychologique du donneur et les éventuelles conséquences psychologiques à long terme du don.

Les conditions médicales à réunir pour que le donneur potentiel soit retenu sont donc très strictes. Il y a de nombreuses raisons qui peuvent rendre le don impossible. Même si cette annonce peut être douloureuse, il faut se souvenir que d’autres options subsistent : la dialyse permet au receveur d’attendre une greffe qui pourra provenir d’un autre donneur vivant ou d’un donneur décédé.

La décision définitive de la greffe

- Une procédure rigoureuse
Les démarches à accomplir peuvent paraître particulièrement rigoureuses. Leurs objectifs sont d’informer au mieux le donneur vivant, de prendre le maximun de précautions médicales et de le protéger de toutes formes de pression psychologique ou financière. L’équipe médico-chirurgicale qui suit le donneur l’assiste dans les différentes prises de rendez-vous.

- Une information médicale L’information sur les risques que court le donneur vivant et les conséquences éventuelles du prélèvement lui est donnée par l’équipe médico-chirurgicale qui l’a rencontré.

- Un consentement exprimé devent un magistrat Le donneur pressenti doit exprimer son consentement devent le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui, qui s’assure que le sonsentement est libre et déclaré et que le don est conforme aux conditions fixées par la loi. En cas d’urgence vitale, le consentement est recueilli par tout moyen par le procureur de la République. Le donneur peut revenir sur sa décision à tout moment et par tout moyen.

- Un comité donneurs vivants indépendant L’élargissement du cercle des donneurs vivants prévu par la loi de bioéthique de 2004 est à l’origine de la création de comités donneurs vivants. C’est une mesure de renforcement éthique, juridique et médical de la protection du donneur vivant. Le donneur pressenti, y compris le père et le mère, est ainsi convoqué par le comité donneurs vivants, qui vérifie qu’il a bien compris l’information sur les risques et les conséquences éventuelles du prélèvement. Le comité s’assure également que le donneur vivant est libre de sa décision.

Dans le cas du don de rein du vivant, la composition du comité donneurs vivants définie par la loi est de cinq membres : trois médecins, un psychologque et une parsonne qualifié en sciences humaines et sociales.

Le comité donneurs vivants n’a pas à justifier sa décision. Il se prononce en fonction de la justification médicale de l’opération, des risques que celle-ci est susceptible d’entraîner pour le donneur ainsi que de ses conséquences prévisibles sur les plans physique et psychologique. Pour ce faire, il étudie les informations médicales qui concernent le donneur et le receveur. Ses membres sont tenus au secret professionnel.

Enfin, le comité donneurs vivants autorise ou non le prélèvement, après l’expression du consentement du donneur devant le président du tribunal de grande instance. Lorsque le donneur est le ère ou la mère du receveur, l’autorisation du comité n’est pas requise, sauf si le magistrat chargé de recueillir leur consentement l’estime nécessaire.

L’intervention chirurgicale

Le prélèvemnt d’un rein en vue d’une greffe s’appelle une néphrectomie. C’est une intervention chirurgicale couramment pratiqué. Sa réalisation nécessite dans tous les cas une anesthésie générale. L’équipe chirurgicale présente les deux techniques existantes au donneur et lui fait part de la technique retenue :

- la technique classique : l’incisionest réalisée en face du rein, la cicatrice est soit sur le côté, soit sous les côtes.
- la technique par coelioscopie (ou laparoscopie) : l’opération est réalisée par vidéo assistance en pratiquant plusieurs incisions pour introduire le système optique et les instruments, et une incision complémentaire dans le bas du ventre.

Les douleurs post-opératoires sont soulagées efficacement par des médicaments. La durée de l’hospitalisation varie entre 3 et 10 jours, en fonction de l’état de santé du donneur.

La reprise de l’activité professionnelle est possible habituellement après 4 à 8 semaines d’arrêt de travail. Il est conseillé de reprendre progressivement les activités physiques et sportives. Aucun traitement médicamenteux ni régime sont nécessaires. Les rapports sexuels ne comportent pas de risque particulier. La fertilité masculine est inchangée. La néphrectomie ne compromet pas les grossesses à venir. Le donneur reprend une vie tout à fait normale.

Un suivi après l’opération

Après l’intervention, le rein restant assure une fonction rénale normale. Un suivi médical est recommandé, comportant chaque année le prise de la pression artérielle, la mesure de la fonction du rein restant par le dosage de la créatinine dans le sang, et la recherche d’albumine dans les urines.

Les résultats de ces examens annuels sont transmis à l’Agence de la Bio Médecine, qui gère un regsitre relatif aux dinneurs vivants d’organes, mis en place en mai 2004.

Ces données font l’objet d’un traitement informatique. Elles sont nécessaires pour mieux connaître le devenir des donneurs vivants.

Lexique :
- Groupe sanguins ABO : Une personne|Peut recevoir|Peut donner| |de groupe|un rein de groupe|un rein à une personne de groupe| |O|O|O, A, B, AB| |A|A, O|A, AB| |B|B, O|B, AB| |AB|O, A, B, AB|AB|
- Cross-match : Le test du cross-match est un examen de laboratoire qui consiste, avant la greffe, à mettre en présence les globules blancs isolés du sang du donneur avec le sérum isolé du sang du receveur. On détecte ainsi la présence éventuelle d’anticorps chez le receveur qui sont dirigés contre les groupes tissulaires HLA du donneur. Dans ce cas, le test est positif et la greffe n’est pas possible.
- Compatibilité tissulaire ou HLA : HLA : signifie "Human Leucocyte Antigen". Ce sont des protéines situées sur tous les tissus dont le rein et sur la surface des globules blancs du sang. Une prise de sang suffit pour effectuer un typage. C’est une partie de notre carte d’identité génétique, qui constitue un système très compliqué. Le nombre de combinaisons possibles est de plusieurs millions, ce qui rend difficile une compatibilité parfaite entre le donneur et le receveur.
- Registre relatif aux donneurs vivants d’organes : L’Agence de la Biomédecine garantit aux donneurs viavnts la confidentialité dans l’utilisation de ces données et respecte les obligations de la Commission Nationale de l’Informatique et de Libertés (CNIL) Les résultats statistiques issus de ce registre sont toujours présentés sous forme anonyme. Aucune donnée nominative ne peut être communiquée à l’extérieur de l’Agence de la Biomédecine. La gestion du registre relatif aux donneurs vivants se fait également avec la plus grande transparence. A chaque visite, le donneur vivant peut refuser que ces informations soient communiquées à l’Agence de la Biomédecine, et cette décision ne modifiera en aucune manière la prise en charge médicale de l’équipe qui le suit. Conformément à la loi "informatique et libertés" du 6 janvier 1978, le donneur vivant bénéficie d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui le concernent, en s’adressant directemenent ou par l’intermédiaire du médecin de son choix au directeur général de l’Agence de la Biomédecine.

 

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